Son emprunt obligataire réussi
Sonelgaz lève 30 milliards de dinars
Le groupe Sonelgaz a levé un montant de 30 milliards de dinars répartis en 6 millions d'obligations vendues, entre le 1er et le 30 juin 2008, a indiqué mardi un communiqué de cette entreprise. L'opération emprunt obligataire grand public a connu un «franc succès auprès des opérateurs financiers et des personnes physiques et morales», souligne le groupe dans son communiqué. Les opérations conclues avec le grand public «témoignent de la solide confiance des investisseurs dans la qualité de crédit du groupe à long terme», ajoute encore la même source. Quatre grands roads shows ont été tenus le mois de juin 2008 dans les régions d'Alger, Oran, Sétif et Ouargla grâce auxquels les dirigeants de Sonelgaz ont rencontré de nombreux clients et investisseurs, a fait avoir Sonelgaz. Les fonds levés contribueront à financer une partie d'un important plan d'investissement qui permettra non seulement de répondre à la demande croissante en énergie mais aussi d'améliorer la qualité de service au citoyen. Ce nouvel emprunt a également contribué fortement à redynamiser le marché boursier et les opérations financières. Il reflète la volonté de Sonelgaz à s'orienter continuellement vers le marché financier local et à s'inscrire durablement sur le marché des obligations comme acteur majeur, affirme le groupe. «Grâce au succès de ce nouvel emprunt, le groupe Sonelgaz est leader du marché corporatif national avec 87,55 milliards de dinars», estime le communiqué. Pour favoriser la liquidité des obligations et permettre aux souscripteurs de les échanger, les titres seront mis sur le marché secondaire: ils feront l'objet d'une demande d'admission en Bourse dans les 30 jours suivant la levée de l'emprunt, précise le communiqué. Ces obligations, rappelle Sonelgaz, ont des taux d'intérêt de 3,75% (la 1ère année), 4% (2ème année), 4,5% (3ème), 5% (4ème), 5,5% (5ème), et 6,5% la 6ème année. Les intérêts seront annuels, payables à la date de jouissance de chaque année pendant six ans et pour la première fois à la date de 1er juin 2009.
Feham. M
Bourse d'Alger
Cevital et 3 étrangers attendus
Le directeur général de la Société de gestion de la Bourse des valeurs (SGBV), Mustapha Ferfara, a indiqué mardi à Alger qu'il s'attend à de «nouvelles perspectives» pour la Bourse d'Alger avec l'introduction prochaine de nouveaux intervenants dans cette place. Dans une déclaration aux journalistes à l'issue d'une journée de formation sur la Bourse, M. Ferfara a indiqué que le nombre d'Intermédiaires en opérations de bourse (IOB), qui sont de 6 actuellement, devrait être renforcé par l'introduction de trois nouveaux intermédiaires étrangers. Sur ces trois opérateurs, un attend son agrément auprès de la Commission d'organisation et de surveillance des opérations en bourse (COSOB), alors que les deux autres sont en cours de finalisation de leurs dossiers, a précisé le DG de la SGBV. Les IOB, qui représentent les six banques publiques (BNA, BEA, CPA, BDL, BADR et CNEP), ont pour tâche de négocier les titres boursiers (actions et obligations), rappelle-t-on. M. Ferfara a, par ailleurs, fait état de discussions prévues prochainement entre la SGBV et le groupe industriel privé «Cevital» sur les avantages du marché boursier en prévision d'une éventuelle introduction de ce groupe dans la Bourse d'Alger. Les valeurs hors-Trésor admises aux négociations sur la Bourse d'Alger sont au nombre de cinq: deux titres en actions (El Aurassi et Saïdal) et trois titres obligataires (Sonelgaz, Algérie Telecom et Air Algérie). Quant aux Obligations Assimilables du Trésor (OAT), elles sont cotées à la Bourse d'Alger depuis février 2008, a, en outre, rappelé le DG de la SGBV. Le montant total de ces transactions est évalué à quelque 300 milliards de dinars dont 150 milliards pour les OAT, a-t-on ajouté de même source.
Nawel. A
Foncier industriel
Vers plus de taxes pour les parcelles non-bâties
Le directeur général du Domaine national, Mohamed Benmeradi, a annoncé mercredi que de nouvelles mesures ont été proposées récemment afin d'alléger la pression sur le foncier économique et industriel public. M. Benmeradi, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse au siège du ministère des Finances sur la loi relative aux biens domaniaux adoptée dernièrement par le parlement, a déploré le fait que l'Etat demeure le seul fournisseur de foncier industriel en dépit d'une disponibilité de l'offre en la matière de la part du secteur privé. Le premier responsable du Domaine national, qui s'est dit contre «un bradage» du foncier industriel public, a, à cet effet, affirmé avoir récemment proposé à la Direction générale des impôts (DGI) «d'aggraver la taxe sur les propriétés foncières privées non bâties». Cette proposition vise, selon lui, à alléger la pression sur le foncier public, en cours de saturation, en incitant les investisseurs à exploiter davantage les assiettes foncières appartenant au secteur privé et qui demeurent sous exploitées. Par ailleurs, l'expérience récente de mise en vente aux enchères sous forme de concession d'assiettes foncières industrielles dans la wilaya de Blida avait permis à l'Etat d'éviter «le bradage» de son foncier industriel et de le mettre en concession à sa juste valeur, a encore indiqué M. Benmeradi.
S.B