Sécurité alimentaire, force d’intervention et conflits internes
Charm el Cheikh: un nouveau départ pour l’UA
Les dirigeants africains se sont engagés mardi à Charm el Cheikh (Egypte) à l'issue des travaux du 11ème sommet du l'Union africaine (UA) auxquels a pris part le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à la prise en charge des questions de l'eau pour garantir la sécurité alimentaire. Les chefs d'Etat africains se sont également engagés, dans le cadre d'un document sanctionnant le sommet intitulé «Engagements de Charm el Cheikh», à accélérer la concrétisation des objectifs relatifs à l'eau et aux structures de santé en Afrique, à travers le développement et la modernisation des politiques, des cadres organisationnels et des programmes nationaux relatifs à la gestion de l'eau.
Il s'agira aussi de l'élaboration de stratégies et de plans nationaux en vue de concrétiser les objectifs relatifs à l'eau et garantir l'utilisation équitable et durable des ressources en eau du continent partagées par les pays à la faveur d'une gestion intégrée. Les dirigeants des pays de l'UA ont pris, en outre, l'engagement de multiplier les efforts pour la mise en œuvre des précédentes déclarations relatives à l'eau, aux structures de santé, au renforcement des capacités humaines institutionnelles, à l'adoption de mesures pour l'amélioration des capacités des Etats africains à faire front à la menaces croissante des changements climatiques et leurs répercussions sur les ressources financières des pays du continent. Ils ont salué, par ailleurs, le progrès réalisé, jusque là, par certains pays africains en matière de concrétisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Les chefs d'Etat ont, toutefois, exprimé leurs préoccupations face à l'incapacité de certains pays d'atteindre l'ensemble de ces objectifs dans les délais prévus.
Adapter les stratégies de développement
A ce propos, ils ont appelé les pays africains et les partenaires du développement à consacrer des ressources suffisantes pour mettre en œuvre le plan de la deuxième décennie de l'Education en Afrique (2006-2015). Ils ont également exhorté les pays membres à adapter leurs stratégies de développement avec les OMD. Les dirigeants africains ont demandé à la Commission africaine d'œuvrer de concert avec la commission économique des Nations unies pour l'Afrique et les pays partenaires du développement concernés à la mise en place d'un mécanisme chargé de la mise en œuvre. Ils ont souligné l'importance des partenariats stratégiques de l'UA avec le Japon, la Chine, l'Amérique latine, l'Inde et la Turquie, car étant décisifs pour le processus de développement dans le continent. S'agissant de la coopération, les dirigeants ont décidé la création d'un Forum afro-arabe pour le développement regroupant les organisations professionnelles africaines et arabes, les chercheurs, les sociétés civiles, les secteurs privés... Ils ont, ainsi, appelé le président de la Commission de l'UA et le Secrétaire général de la Ligue arabe à entamer les préparatifs de la rencontre pour le lancement du forum prévue pour le dernier trimestre de l'année en cours. Les chefs d'Etat africains ont demandé au conseil exécutif de la Commission africaine à œuvrer en collaboration avec le secrétariat de la Ligue arabe et la commission des représentants permanents à travers son sous-comité pour la coopération multilatérale pour l'élaboration des documents nécessaires relatifs à la coopération arabo-africaine, dont ceux en relation avec le projet de stratégie commune et le plan d'action relatif aux des domaines d'intérêt commun, notamment la paix, la sécurité, la coopération économique et l'investissement.
Priorité à l’augmentation
S'agissant du commerce mondial, les dirigeants africains ont plaidé pour le parachèvement du cycle de Doha dans le cadre des négociations d'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), sans faire de concessions concernant la dimension de développement. Le 11ème sommet a réaffirmé la nécessité de consacrer un système commercial multilatéral équitable et équilibré, avec un traitement préférentiel des pays.
Les dirigeants de l'UA ont, d'autre part, adopté la Déclaration de Charm el Cheikh qui a souligné l'impératif d'accorder la priorité à l'augmentation de la production et de la productivité des récoltes de base, en garantissant l'accès aux intrants agricoles, la promotion des systèmes de production animalière et l'amélioration de la production des engrais. Ils ont, en outre, apporté leur soutien aux initiatives visant à stabiliser les prix pour la constitution des stocks, le renforcement de la sécurité alimentaire et la promotion de l'industrie agroalimentaire.
Aussi, ont-ils appelé à l'instauration d'un partenariat mondial en vue d'examiner les causes de la crise alimentaire actuelle et ses retombées et traiter la question de la sécurité alimentaire dans sa dimension humanitaire, afin de parvenir à des règles équitables et libres pour l'organisation du commerce mondial, avant de plaider pour un dialogue mondial à haut niveau regroupant importateurs et exportateurs des produits alimentaires des pays développés et ceux en voie de développement dans l'objectif d'asseoir une stratégie internationale visant à faire face à la crise actuelle. D'autre part, les dirigeants africains ont salué les efforts de la Commission africaine pour l'exécution de la décision prise lors de la première conférence ministérielle de l'UA, tenue le 16 octobre 2007 à Maryland en Afrique du Sud, consacrée à la diaspora africaine, laquelle décision qui prévoit la tenue d'un sommet de la diaspora africaine à Johannesburg du 7 au 11 octobre 2008. S'agissant du Tribunal africain des droits de l'Homme et des peuples, les dirigeants ont appelé à en faire une structure efficace, conformément aux dispositions de l'accord de siège. Dans ce sens, ils ont appelé les pays membres qui n'ont pas encore ratifié le protocole constitutif de ce Tribunal à le faire dans les meilleurs délais.
Par ailleurs, il a été décidé d’apporter l'appui financier et technique nécessaire pour la création d'une Force africaine d'intervention rapide à l'horizon 2010. Dans ce cadre, les dirigeants africains ont appelé la Commission africaine, les organisations et les regroupements africains concernés ainsi que tous les pays membres à mettre en œuvre les recommandations de la réunion des ministres africains de la Défense et de la sécurité relatives à l'action de la force d'intervention rapide, à même d'accélérer sa création. S'agissant des derniers développements du conflit entre Djibouti et l'Erythrée, les dirigeants africains ont condamné «catégoriquement» le recours à la force, soulignant la nécessité du respect de la souveraineté des pays membres, de leur intégrité territoriale et de leur indépendance conformément à l'acte constitutif de l'UA. Les chefs d'Etat africains ont par ailleurs réitéré leur appel pressant pour la normalisation de la situation sur les frontières entre le Djibouti et l'Erythrée. A cet égard, ils appellent au «retrait immédiat» de toutes les forces positionnées sur ces frontières depuis février dernier. Pour ce faire, ils ont invité toutes les parties à recourir aux moyens pacifiques pour résoudre les différends, mettant en relief la possibilité de parvenir à une formule permettant de faciliter la reprise des relations de bon voisinage et de coopération dans les meilleurs délais. Concernant la situation au Soudan, les chefs d'Etat africains ont salué l'engagement réitéré du gouvernement soudanais et du Mouvement populaire pour la libération du Soudan à œuvrer pour l'application de l'accord de paix conclu le 8 juin dernier et qui ouvre la voie au retour des réfugiés et à la mise en œuvre du protocole d'Abyei, à même de parvenir définitivement à une issue de crise.
Création de la Force d'intervention rapide
En vue de concrétiser l'accord global de paix, les dirigeants africains ont exhorté toutes les parties à redoubler d'efforts pour la résolution de toutes les questions en suspens, notamment en garantissant le déploiement et la formation des forces communes, le désarmement de la région et la délimitation des frontières. Les dirigeants africains ont souligné les grave répercussions des tensions qui marquent les relations soudano-tchadiennes, déplorant que les liens entre ces deux pays soient toujours dominés par «la méfiance», en dépit des rencontres tenues par le groupe de contact présidé par la Libye et la République démocratique du Congo. A cet effet, la résolution pertinente adoptée par le 11ème sommet a rappelé l'accord signé par les deux pays, en mars dernier à Dakar, en vertu duquel ils s'engagent à mettre un terme aux manœuvres des groupes armés et à interdire l'utilisation des territoires de chacun des deux pays pour mener des activités menaçant la stabilité de l'autre.
Hassaïne. G
Mobile 3G
France Télécom cherche un partenaire en Algérie
France Télécom envisage actuellement de nouer des partenariats avec des opérateurs de la téléphonie mobile existant en Algérie pour entrer dans le marché considéré comme étant lucratif, a indiqué hier Anne Bouverot, directrice du développement international de l'opérateur français. «Nous continuons de surveiller très étroitement le marché (algérien)» a-t-elle expliqué lors d'une conférence sur les télécommunications à Paris. France Télécom reste intéressée par la privatisation de l'entreprise publique Algérie Telecom qui a été maintes fois repoussée, a expliqué Anne Bouverot, mais va également envisager des partenariats avec deux autres opérateurs mobiles algériens: Nedjma, soutenu par Qatar Telecom QSC (QTEL.DO), et Djezzy, détenu par la société égyptienne Orascom Telecom Holding (ORTE.CI). Anne Bouverot a noté que le partenariat entre France Télécom et Orascom de l'opérateur égyptien MobiNil, en France, fonctionne bien. Cependant, France Télécom estime qu'entrer dans le marché algérien en déposant une offre pour la quatrième licence, concernant le mobile 3G est probablement la voie la plus viable, a précisé Anne Bouverot.
H.G
L'EEPAD lancera la solution «FIVEplay»
Cinq services à la fois, sur une simple ligne téléphonique et deux équipements maniables (modem et démo), seront prochainement mis par l'EEPAD à la disposition des ses clients, grâce à des compétences algériennes. Dénommée Five Play, cette nouvelle offre permet aux abonnés de l'EEPAD de bénéficier d'une connexion Internet haut débit (ASSILA), de la téléphonie illimitée (ASSILABOX), du cinéma, du e-learning, de la musique et des jeux, a annoncé hier le P-DG de l'EEPAD, Nouar Harzallah dans une conférence de presse. En effet, les clients de l'EEPAD ont la possibilité de se connecter à l'Internet, de téléphoner gratuitement et en illimité et de regarder des chaînes TV sur le poste de télévision via la ligne téléphonique grâce à la technologie ADSL, en simultané, a explique M. Harzallah. Le produit en question, a souligné le même responsable, permet d'éviter les perturbations dues aux conditions météorologiques, un accès rapide à des contenus vidéos-films, musique...et une réception, des chaines-TV en toute légalité. Sous le label ASSILABOX, ce produit sera disponible prochainement à travers le réseau de téléboutique de l'EEPAD ainsi qu'au niveau des autres points de vente à l'échelle nationale, a-t-il dit. Première du genre, cette solution permet l'accès, sur un poste de télévision, aux services cités, séparément ou simultanément grâces à des logiciels développés par des équipes techniques au sein de l'entreprise.
L'EEPAD, et grâce à ce service, offre également la possibilité à ses clients d'accéder à des sites de jeux et de musique et des sites de divertissement pour les jeunes qui peuvent également étudier et préparer leurs examens, notamment le BEM et le BAC sur une plate-forme accessible sur leur poste de télévision. M. Harzallah a affirmé à cette occasion que l'édification de la société de l'information et du foyer numérique «ne repose pas seulement sur l'introduction des technologies, mais surtout, a-t-il insisté, sur le développement d'un contenu utile, de préférence national à mettre à la disposition des citoyens». Le défi de l'EEPAD telecom Internet service provider se situe justement, a indiqué son P-DG, «dans ce double aspect relatif au matériel et au développement d'un contenu national à des prix abordables et d'une technologie la moins encombrante possible». Il a ajouté par ailleurs que l'offre FIVE PLAY permet l'accès à Internet avec le débit habituel et regarder en même temps une émission préférée tout en restant joignable sur le téléphone fixe.
Nawel. A
Vers la création d'un observatoire des TIC
Un observatoire des technologies de l'information et de la communication (TIC) sera mis en place «prochainement», a annoncé hier à Alger le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Hamid Bessalah. «Cet observatoire sera lancé dans quelques semaines», a indiqué M. Bessalah, à la presse, en marge du congrès international sur la stratégie des TIC. Il a précisé que l'observatoire, dont l'objectif est de contribuer à l'édification de la société de l'information, aura un site Web pour que toute personne s'intéressant aux TIC et à l'édification de la société de l'information puisse accéder à toutes les informations fiables et en temps réel. Dans ce contexte, un réseau national des TIC sera mis en place et englobera, notamment les centres de recherche, ainsi que les PMI-PME, a-t-il révélé, soulignant que la mise en place de l'observatoire fait partie de la «nouvelle stratégie» du secteur, stratégie qui, a-t-il dit, sera élaborée avec «la participation de toutes les parties». Interrogé sur ces compétences, il a indiqué que 35.000 enseignants et chercheurs exercent actuellement en Algérie alors que la «contribution» de ceux qui se trouvent à l'étranger est «souhaitée» dans le domaine des technologies et de l'économie. «Nous sommes en contact avec eux, dans la perspective d'édifier une société de l'information», a-t-il précisé.
N.C